En bref
Vendu au Canada, le linge de lit exige une étiquette de divulgation indiquant le nom générique et le pourcentage en masse de chaque fibre à 5 % ou plus, en anglais et en français, plus l'identité du marchand — adresse postale complète ou un CA Identification Number. Pays d'origine et symboles d'entretien suivent d'autres règles.

Le Canada ne se contente pas d'exiger une étiquette — il dicte ce qui y figure, dans quelles langues, et qui doit y être nommé. Un guide pratique et sourcé du Textile Labelling Act, des CA Identification Numbers, du pays d'origine, des symboles d'entretien, de la mainlevée CBSA et de la TPS de 5 % pour les importateurs grossistes de linge de lit.
Le linge de lit ne peut pas être légalement vendu au Canada sur la seule qualité du produit. Le Textile Labelling Act (Loi sur l'étiquetage des textiles) impose qu'un article textile de consommation porte une étiquette de divulgation indiquant le nom générique de chaque fibre textile représentant cinq pour cent ou plus en masse, le pourcentage de chacune, et l'identité du marchand. La composition fibreuse et tout ce qui s'y rapporte doivent figurer à la fois en anglais et en français. L'identité du marchand est satisfaite soit par votre raison sociale complète et votre adresse postale, soit par un CA Identification Number enregistré à votre nom. Qu'il en manque un élément et la marchandise passe la douane mais s'immobilise au service conformité du distributeur.
C'est cet écart — dédouané mais bloqué en distribution — qui coûte cher. Les agents des frontières canadiens ne sont pas la police de l'étiquette comme se l'imaginent les importateurs ; le Bureau de la concurrence administre l'étiquetage textile, et le contrôle intervient généralement une fois les marchandises dans votre entrepôt, sous la forme d'un refus d'un acheteur de chaîne ou d'une enquête du Bureau. Ré-étiqueter quarante cartons de parures de draps chez un prestataire logistique coûte plus cher que de faire un graphisme correct à l'usine. Ce guide parcourt les exigences dans l'ordre où un acheteur doit réellement les résoudre.
Ce que la loi canadienne exige réellement sur une étiquette de linge de lit
Le Textile Labelling Act (L.R.C. 1985, ch. T-10) interdit à un marchand de vendre, d'importer au Canada ou d'annoncer un article textile de consommation visé à moins qu'une étiquette n'y soit apposée et que cette étiquette soit conforme à la loi. Le Textile Labelling and Advertising Regulations (C.R.C., ch. 1551) en précise la mécanique : quels noms de fibres sont admis, comment les quantités s'expriment, et comment l'information doit être présentée. Ensemble, ils couvrent les parures de draps, housses de couette, taies d'oreiller, courtepointes et couvre-lits — tout ce qui est vendu à un consommateur pour un usage de consommation.
Trois éléments sont obligatoires sur l'étiquette de divulgation. Premièrement, le nom générique de chaque fibre textile présente à cinq pour cent ou plus en masse. Deuxièmement, la quantité de cette fibre exprimée en pourcentage de la composition fibreuse totale. Troisièmement, l'identité du marchand. Tout le reste de ce que l'on voit couramment sur une étiquette canadienne de linge de lit — symboles d'entretien, nombre de fils, pays d'origine, taille — relève d'une autre catégorie juridique, et c'est en confondant les deux que les importateurs sur-équipent ou sous-livrent.
- Obligatoire : noms génériques des fibres au seuil de 5 % en masse, en bilingue
- Obligatoire : pourcentage en masse de chaque fibre divulguée, en bilingue
- Obligatoire : identité du marchand — nom et adresse postale complète, ou un CA Identification Number
- Conditionnel : pays d'origine — régi par ses propres règles, et tenu d'être véridique dès lors qu'il est revendiqué
- Facultatif mais encadré : instructions et symboles d'entretien, qui ne doivent jamais être faux ou trompeurs
- Commercial, non juridique : nombre de fils, grammage, désignation de taille, discours de marque
Contrevenir aux dispositions d'étiquetage constitue une infraction. Un marchand encourt une amende pouvant aller jusqu'à 5 000 $ sur déclaration de culpabilité par procédure sommaire, ou jusqu'à 10 000 $ par mise en accusation. Pour un importateur grossiste menant des programmes récurrents, le risque pratique tient moins à l'amende qu'au déréférencement.
La règle du bilinguisme : ce qui doit être en français, et ce qui ne l'est pas
C'est l'exigence que la plupart des primo-importateurs ne comprennent qu'à moitié. L'information de composition fibreuse — les noms génériques, et toute information se rapportant directement à la composition — doit figurer sur l'étiquette à la fois en français et en anglais. Cela s'étend aux qualificatifs présentés à côté du contenu, tels que « récupérée » ou « retraitée », et aux identifiants de section employés lorsque différentes parties d'un article ont des compositions différentes. La seule exception vise les zones où une seule langue officielle est utilisée dans les transactions de consommation.
Ce qui n'a pas à être bilingue est tout aussi important, car cela libère de la place sur l'étiquette : l'identité du marchand et le pays d'origine, lorsqu'ils figurent, n'ont pas à apparaître dans les deux langues. Un numéro CA est un numéro CA à Montréal comme à Calgary. « Made in China » n'a pas besoin de jumeau français au titre du Textile Labelling Act, même si le manuel fournisseur d'un distributeur national peut fort bien en réclamer un, et les règles linguistiques provinciales du Québec fonctionnent séparément de l'étiquetage textile fédéral. Traitez les cahiers des charges des distributeurs et les exigences provinciales comme des obligations commerciales superposées au socle fédéral — pas comme le socle lui-même.
En pratique, présentez la mention de composition comme un bloc bilingue unique, afin qu'elle se lise comme une seule divulgation obligatoire, puis placez en dessous l'identité du marchand et l'origine. Pour une parure de lit à deux fibres, c'est court : 60 % coton / 40 % polyester à côté de 60% cotton / 40% polyester. Notez que la convention française met une espace avant le signe pourcentage — petit détail, mais c'est le genre de chose qu'un acheteur québécois remarque dès le premier échantillon.
Composition fibreuse : noms génériques, seuil de 5 % et pourcentage en masse
La divulgation se fait en masse, pas en numéro de fil, pas en surface, et pas selon l'intention marketing. Le règlement prescrit les noms génériques utilisables : un tissu ne peut donc pas être étiqueté avec la description interne ou commerciale d'une filature à la place du terme générique prescrit. Si la fiche technique de votre fournisseur indique « microfibre », l'étiquette canadienne doit tout de même ramener cela au nom générique prescrit de la fibre réellement présente, avec son pourcentage.
Les fibres sous le seuil de cinq pour cent n'ont pas à être nommées individuellement. Cela compte pour les mélanges comportant une petite proportion d'élasthanne ou de fibre décorative. Mais c'est une permission, pas une invitation à rester vague : tout ce que vous indiquez doit être exact, et le total doit être cohérent. Un résultat de composition qui ne s'appuie pas sur un essai réel du tissu de production réel est un risque, car le chiffre porté sur l'étiquette est la déclaration dont vous répondez juridiquement.
C'est pourquoi la composition fibreuse a sa place dans le dossier technique, pas dans un e-mail. Si vous construisez un programme canadien, la ligne de composition, le nom générique admis et la formulation bilingue doivent tous être figés en spécification avant le bon de commande — la même discipline que celle exposée dans how-to-write-a-bedding-tech-pack. Un dossier technique portant le graphisme d'étiquette canadien exact supprime un cycle entier de reprise d'échantillon.

C'est ce dernier point qui piège. Une parure de draps n'est pas un seul article textile de consommation dans un sachet — le drap plat, le drap-housse et les taies d'oreiller sont chacun des articles qu'un consommateur utilisera. Confirmez avec votre courtier en douane et votre client distributeur la manière dont la parure est traitée, et spécifiez les étiquettes en conséquence à l'usine plutôt que de le découvrir au contrôle qualité à réception.
Identité du marchand : votre adresse ou un CA Identification Number
Un CA Identification Number est un enregistrement délivré par le Bureau de la concurrence — les lettres CA suivies de cinq chiffres — qui remplace le nom complet et l'adresse postale d'un marchand sur une étiquette textile. Il est enregistré pour l'usage exclusif du marchand auquel il est délivré. L'admissibilité est limitée : seuls les fabricants, transformateurs ou finisseurs canadiens de produits textiles, et les Canadiens dont l'activité consiste à importer ou vendre des produits textiles, peuvent s'enregistrer.
Lisez cette ligne d'admissibilité attentivement, car elle détermine à qui appartient le numéro. Un fournisseur en Chine ne peut pas détenir un numéro CA canadien. Le numéro appartient à l'importateur ou au vendeur canadien — vous. Tout fournisseur proposant d'apposer son propre numéro CA sur vos marchandises utilise soit l'enregistrement de quelqu'un d'autre, soit comprend mal la règle. Le montage correct est que vous vous enregistrez, puis transmettez le numéro à l'usine comme donnée du graphisme d'étiquette.
L'enregistrement se fait moyennant des frais uniques de 100 $, payables en ligne par carte ou Interac, ou par courrier au Centre d'information du Bureau de la concurrence à Gatineau. Les demandes en ligne reçoivent une réponse sous cinq jours ouvrables ; les demandes postales sous vingt jours ouvrables après validation du paiement. Rapporté au délai d'une commande de linge de lit, ce n'est pas un goulot d'étranglement — mais il faut s'en occuper avant de finaliser le graphisme d'étiquette, pas après.
L'alternative consiste simplement à imprimer le nom de votre société et l'adresse postale sous laquelle vous exercez habituellement votre activité, formatée conformément aux lignes directrices de Postes Canada. C'est parfaitement conforme. Le numéro CA existe surtout parce qu'il est plus court, plus durable sur une étiquette tissée, et n'a pas à être réimprimé lorsque vous changez de bureau.
Conforme contre non conforme : la même parure, deux étiquettes
| Élément d'étiquette | Étiquette canadienne conforme | Étiquette non conforme typique | Pourquoi elle échoue |
|---|---|---|---|
| Noms de fibres | 100% cotton / 100 % coton | 100% Cotton uniquement | La composition fibreuse doit figurer à la fois en anglais et en français |
| Pourcentage en masse | 60% cotton 40% polyester, dans les deux langues | « Cotton rich blend » | Aucun nom générique, aucun pourcentage, pas exprimé en masse |
| Mélange sous 5 % | 97% cotton 3% elastane indiqué avec exactitude | 100% cotton sur un tissu extensible | La mention est inexacte pour le tissu réellement expédié |
| Identité du marchand | CA01234, ou nom complet et adresse au format Postes Canada | « Made for » suivi d'un nom de marque sans adresse | Un nom de marque seul ne constitue pas une identité de marchand |
| Qui détient le numéro CA | L'importateur ou le vendeur canadien | Le numéro du fournisseur étranger | Seuls les marchands canadiens peuvent enregistrer un numéro CA |
| Pays d'origine | « Made in China », une seule langue suffit | « Designed in Canada » laissant supposer l'origine | Les allégations d'origine doivent être véridiques et non trompeuses |
| Information d'entretien | Symboles alignés sur l'ISO reflétant une méthode d'entretien valable | Symboles copiés d'un autre tissu | Facultative, mais elle ne doit pas être fausse ou trompeuse |
| Durabilité de l'étiquette | Étiquette permanente résistant à au moins dix nettoyages | Autocollant adhésif sur le seul emballage | La divulgation doit être lisible et accessible au moment de l'achat |
Pays d'origine et symboles d'entretien : la loi contre la pratique des distributeurs
Le pays d'origine au titre du Textile Labelling Act est plus étroit que ne le supposent la plupart des importateurs. La loi n'impose pas en elle-même la divulgation de l'origine sur un article textile de consommation ; l'obligation mord lorsque le marchand choisit d'identifier l'article comme importé ou de formuler une allégation d'origine, auquel cas l'allégation doit être véridique et peut figurer sur l'étiquette de divulgation ou sur une étiquette distincte, en anglais ou en français. Séparément, les exigences douanières et de marquage relevant du régime du Tarif des douanes obéissent à leurs propres règles — confirmez la position en matière de marquage pour vos marchandises précises avec votre courtier en douane plutôt que de supposer que la réponse en étiquetage textile la couvre.
L'étiquetage d'entretien est l'exemple le plus net de l'écart entre la loi et la pratique. Au Canada, les instructions d'entretien sur les textiles sont facultatives. Aucune exigence fédérale n'impose d'apposer un symbole de lavage sur une housse de couette. Mais dès l'instant où vous le faites, l'information ne peut être fausse ou trompeuse et doit refléter fidèlement une méthode d'entretien appropriée, et le jeu de symboles employé doit suivre le système reconnu aligné sur l'ISO. Tout distributeur canadien sérieux exige contractuellement l'information d'entretien — elle est donc facultative en droit et de fait obligatoire dans le commerce.
La conséquence pratique pour votre graphisme
Parce que les symboles d'entretien sont facultatifs, ils sont aussi l'élément que les fournisseurs sont le plus enclins à copier d'un modèle précédent. Un symbole 40 °C repris d'un programme polycoton et posé sur une percale 100 % coton n'est pas un détail technique ; c'est une déclaration trompeuse dont vous répondez. Exigez que les instructions d'entretien d'une étiquette canadienne remontent à un essai de lavage sur le tissu de production réel, et traitez-les comme une ligne de spécification au même titre que le grammage.
La check-list des éléments d'étiquette, anglais et français
| Élément | Formulation anglaise | Formulation française | Statut juridique |
|---|---|---|---|
| Intitulé de composition fibreuse | Fibre content | Contenu en fibres | Obligatoire, dans les deux langues |
| Coton | 100% cotton | 100 % coton | Obligatoire, dans les deux langues |
| Mélange polyester | 60% cotton 40% polyester | 60 % coton 40 % polyester | Obligatoire, dans les deux langues |
| Lin | 100% linen | 100 % lin | Obligatoire, dans les deux langues |
| Viscose | 100% viscose | 100 % viscose | Obligatoire, dans les deux langues |
| Identité du marchand | CA01234 or name and address | Identique, aucune traduction nécessaire | Obligatoire, une seule langue suffit |
| Pays d'origine | Made in China | Fabriqué en Chine | Seulement si l'origine est revendiquée ; une seule langue suffit |
| Instructions d'entretien | Machine wash cold, tumble dry low | Lavage à la machine à l'eau froide | Facultatives, mais elles doivent être exactes |
| Désignation de taille | Queen 60 x 80 in | Grand lit 152 x 203 cm | Non exigée par le Textile Labelling Act |
Sur le positionnement, la norme veut que l'étiquette de divulgation soit lisible et accessible au consommateur potentiel au moment de l'achat. Les étiquettes permanentes sont censées résister à au moins dix nettoyages ; lorsqu'une étiquette permanente n'est pas appropriée, les étiquettes volantes et autocollants sont des solutions reconnues selon l'article. Pour le linge de lit, le montage habituel est une étiquette permanente cousue portant le contenu obligatoire, plus un encart imprimé ou une étiquette volante portant l'information commerciale.
Dédouaner auprès de la CBSA : facture commerciale, classement, droits et TPS
Étiquetage et douane sont deux chantiers distincts qui partagent un même jeu de documents. Pour importer commercialement, il vous faut un numéro d'entreprise auprès de l'ARC assorti d'un compte import-export. Vos marchandises ont besoin d'un numéro de classement tarifaire, d'une valeur en douane et d'une détermination d'origine — les trois données qui génèrent les droits dus. La valeur en douane est normalement le prix payé au vendeur, converti en dollars canadiens au taux en vigueur à la date à laquelle l'expédition a commencé son acheminement direct vers le Canada.
Le linge de lit relève du chapitre 63 du Tarif des douanes, la position 6302 couvrant le linge de lit, de table, de toilette et de cuisine, avec des sous-positions séparant les articles en bonneterie des articles tissés, et les imprimés des non-imprimés, par fibre. Le système harmonisé est normalisé au niveau international sur six chiffres par l'Organisation mondiale des douanes ; le Canada l'étend au-delà à des fins tarifaires et statistiques. Ne reprenez pas un taux tiré d'un blog — faites confirmer le classement au Tarif des douanes en vigueur et le taux applicable à votre construction exacte par votre courtier en douane, car imprimé contre non imprimé et coton contre fibre synthétique tombent dans des lignes différentes.
Sur les taux de droits, les marchandises de la plupart des pays bénéficient du taux de la nation la plus favorisée ; les taux préférentiels au titre des accords de libre-échange du Canada exigent une preuve d'origine, dont le linge de lit d'origine chinoise ne disposera pas. La TPS est perçue à 5 % sur la plupart des marchandises au moment de l'importation, calculée sur la valeur droits acquittés : convertissez la facture en dollars canadiens, appliquez les droits de douane, ajoutez les droits à la valeur, puis appliquez 5 % à ce total. Un importateur inscrit à la TPS peut généralement récupérer cette TPS comme crédit de taxe sur intrants : modélisez-la donc comme un enjeu de trésorerie plutôt que comme un coût — mais confirmez votre propre situation avec votre comptable.
Pour la mainlevée, la CBSA exige soit une facture commerciale contenant toutes les données prescrites, soit le Form CI1, la facture des douanes canadiennes. Les champs prescrits comprennent le vendeur, le destinataire et l'acheteur, la date d'expédition directe, le pays d'origine, le pays de transbordement, les conditions de vente et les modalités de paiement, la devise de règlement, une spécification complète des marchandises, la quantité, le prix unitaire, le prix total, les poids net et brut, et les frais d'emballage. La plupart des rejets de factures sur les expéditions de linge de lit tiennent à une désignation de marchandise vague — « linge de lit en coton » n'est pas une désignation ; « drap plat tissé en coton 100 % teint en fil, 200 fils » en est une.
Qui établit cette facture dépend de votre Incoterm, qu'il vaut la peine d'arrêter avant le premier bon de commande — les arbitrages sont exposés dans bedding-incoterms-fob-vs-cif-vs-ddp. Et si vous avez déjà mené un programme américain, notez que le corpus de règles canadien est véritablement différent, non une variante : le processus américain est traité dans how-to-import-bedding-from-china-to-usa, et sa logique d'étiquetage ne vous fera pas passer un contrôle de conformité québécois.
Votre séquence de conformité avant le bon de commande
Huit étapes de la décision à un stock canadien dédouané et vendable
- 01
1. Enregistrez-vous comme importateur
Obtenez un numéro d'entreprise auprès de l'ARC assorti d'un compte import-export. Rien en aval ne fonctionne sans lui, et cela prend quelques minutes.
- 02
2. Réglez l'identité du marchand
Choisissez entre imprimer votre nom et votre adresse au format Postes Canada, ou demander un CA Identification Number. Les demandes en ligne coûtent 100 $ et reçoivent une réponse sous cinq jours ouvrables.
- 03
3. Confirmez le classement et le coût de revient rendu
Donnez à votre courtier en douane la construction exacte — fibre, armure, imprimé ou teint en fil, tricoté ou tissé — et faites confirmer le classement au Tarif des douanes en vigueur, le taux de droits et l'incidence de la TPS de 5 % avant de chiffrer le programme.
- 04
4. Construisez le graphisme d'étiquette bilingue
Rédigez l'étiquette de divulgation avec les noms génériques de fibres et les pourcentages en masse en anglais et en français, plus l'identité du marchand. Décidez séparément si vous revendiquez un pays d'origine.
- 05
5. Validez composition et entretien par essai
Faites tester le tissu de production réel pour la composition fibreuse et la tenue au lavage, afin que les pourcentages et les éventuels symboles d'entretien de l'étiquette s'appuient sur un résultat plutôt que sur une fiche technique.
- 06
6. Figez l'étiquette dans le dossier technique et le bon de commande
Joignez au dossier technique le graphisme approuvé, la position de l'étiquette, son type et l'exigence de durabilité. Spécifiez des étiquettes par article, non par parure, sauf confirmation contraire de votre distributeur.
- 07
7. Validez une étiquette physique sur un échantillon de pré-production
Contrôlez l'étiquette cousue sur un échantillon réel : accents français intacts, pourcentages lisibles après lavage, positionnement accessible au consommateur à l'achat. Donnez votre accord avant la coupe de masse.
- 08
8. Préparez les données de facture et dédouanez
Travaillez la facture commerciale ou le Form CI1 avec votre fournisseur pour que chaque champ prescrit soit renseigné et que la désignation de marchandise soit précise. Obtenez la mainlevée, déclarez les marchandises, payez droits et TPS, et conservez les documents.
S'approvisionner en linge de lit prêt pour le Canada
BeddingTextilePro applique un modèle d'approvisionnement direct usine d'origine : nous détenons des lignes dédiées et réservées dans de grandes usines à Nantong, et la marchandise est expédiée directement depuis l'usine, de sorte que vous obtenez le prix usine sans marge d'intermédiaire tandis que notre propre contrôle qualité en ligne se tient là où les étiquettes sont réellement cousues. Pour les programmes canadiens, cela compte plus qu'il n'y paraît — le graphisme d'étiquette bilingue, la pose d'étiquettes par article et un numéro CA qui vous appartient sont autant de choses qui déraillent lors des passages de relais, et ici il n'y a pas de passage de relais. Le MOQ est de 100 parures, l'OEM et l'ODM sont standard, et nous répondons aux exigences OEKO-TEX lorsque le programme d'un acheteur l'appelle.
Sur la ligne de composition fibreuse en particulier, nous pouvons produire un rapport d'essai par tierce partie sur notre tissu coton 100s : le rapport JST-CW202301688, émis le 2023-06-02 par le Jiangsu Provincial Textile Product Quality Supervision and Inspection Research Institute (CNAS L0450, CMA), sur un échantillon de coton 100s soumis. Il a consigné formaldéhyde non détecté, pH 5,8, aucune amine aromatique cancérogène décomposable détectée parmi 24 substances, et a confirmé une composition de 100 % coton, satisfaisant à GB 18401-2010 classe B et à GB/T 22796-2021. Il s'agit d'un échantillon d'un tissu soumis par un client, non d'une certification globale de chaque produit — mais un résultat de composition vérifié est exactement le type de preuve qui soutient le chiffre imprimé sur une étiquette de divulgation canadienne.
Si vous construisez un programme de distribution canadien sous votre propre marque, l'étiquette fait partie du produit et doit être spécifiée en même temps que le tissu — voir /private-label-bedding. Pour les volumes contract et hôtellerie, où les exigences d'étiquetage diffèrent encore selon l'usage final, /hotel-linen est le point de départ.
Où faire confirmer tout cela
Rien de ce qui précède n'est un avis juridique — ce sont des conseils pratiques d'approvisionnement venus du côté de l'offre, vérifiés au regard des sources fédérales publiées listées ci-dessous. Les questions d'étiquetage textile relèvent des orientations du Bureau de la concurrence et, lorsque l'enjeu le justifie, d'un conseil juridique canadien. Les questions de classement, d'évaluation, d'origine, de marquage, de mainlevée et de fiscalité relèvent d'un courtier en douane canadien agréé, qui peut également confirmer la position au Tarif des douanes en vigueur pour votre construction exacte.
Le travail de conformité le moins coûteux est celui effectué avant que le premier mètre de tissu ne soit coupé. Le plus coûteux est un chantier de ré-étiquetage chez un prestataire logistique canadien.
Réglez l'identité du marchand, soignez la mention de composition bilingue, adossez les chiffres à un essai réel, et gardez la facture commerciale précise. Ces quatre choses écartent l'essentiel du risque sur une première importation canadienne de linge de lit.
Questions fréquentes
- Le linge de lit vendu au Canada a-t-il vraiment besoin d'une étiquette en français ?
- Oui, en partie. Le Textile Labelling Act exige que la composition fibreuse — les noms génériques des fibres, leurs pourcentages en masse et toute formulation se rapportant directement à la composition — figure sur l'étiquette à la fois en anglais et en français. L'identité du marchand et le pays d'origine n'ont pas à être bilingues. Une étiquette canadienne de linge de lit est donc bilingue dans sa mention de composition, et peut être monolingue ailleurs.
- Qu'est-ce qu'un CA Identification Number et mon fournisseur chinois peut-il en utiliser un ?
- Un CA Identification Number est un enregistrement du Bureau de la concurrence — CA suivi de cinq chiffres — qui remplace le nom et l'adresse postale d'un marchand sur une étiquette textile. Seuls les fabricants, transformateurs, finisseurs, importateurs ou vendeurs canadiens de produits textiles peuvent s'enregistrer, et il est délivré pour l'usage exclusif de ce marchand. Votre fournisseur étranger ne peut pas en détenir un. Vous vous enregistrez, puis transmettez le numéro à l'usine comme donnée d'étiquette.
- Les symboles d'entretien sont-ils légalement obligatoires sur le linge de lit importé au Canada ?
- Non. L'étiquetage d'entretien est facultatif au Canada, contrairement à la composition fibreuse et à l'identité du marchand. Toutefois, si vous fournissez une information d'entretien, elle ne peut être fausse ou trompeuse et doit refléter fidèlement une méthode d'entretien appropriée, avec des symboles suivant le système reconnu aligné sur l'ISO. En pratique, la plupart des distributeurs canadiens exigent contractuellement l'information d'entretien : traitez-la donc comme facultative en droit mais obligatoire dans le commerce.
- Combien de droits et de taxes vais-je payer en important du linge de lit au Canada ?
- Les droits dépendent de votre classement tarifaire et de l'origine : faites donc confirmer le classement au Tarif des douanes en vigueur par votre courtier en douane plutôt que de vous fier à un chiffre publié. Le linge de lit relève généralement de la position 6302, répartie par fibre et selon imprimé ou non imprimé. La TPS est de 5 % sur la plupart des marchandises à l'importation, calculée sur la valeur droits acquittés, et elle est habituellement récupérable par les importateurs inscrits comme crédit de taxe sur intrants.
Sources et références
- 1.Bureau de la concurrence Canada — L'étiquetage des textiles en bref
- 2.Bureau de la concurrence Canada — Exigences d'étiquetage des textiles
- 3.Bureau de la concurrence Canada — Exigences détaillées : renseignements sur le marchand
- 4.Bureau de la concurrence Canada — CA Identification Number
- 5.Lois Justice — Textile Labelling Act (L.R.C. 1985, ch. T-10)
- 6.Lois Justice — Textile Labelling and Advertising Regulations (C.R.C., ch. 1551)
- 7.CBSA — Mémorandum D1-4-1, Exigences de la CBSA relatives aux factures
- 8.CBSA — Guide d'importation de marchandises commerciales : déterminer les droits et taxes
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